Les sciences cognitives sont une discipline scientifique composée de six domaines principaux. La psychologie, l’intelligence artificielle, les neurosciences, l’anthropologie, la philosophie et la linguistique computationnelle. Mais comment influencent-elles nos investissements ?
sciences cognitives

Investisseurs rationnels

Les sciences cognitives sont bien connues dans la psychologie du trader.

Les émotions, sans lesquelles le cerveau humain serait incapable de rationalité, sont aussi à l'origine d'un certain nombre de travers comportementaux pesant de tout leur poids sur les salles de marché.

La théorie classique de la finance repose sur l’hypothèse selon laquelle les investisseurs sont toujours parfaitement rationnels. Ce modèle n’est pourtant pas parvenu à expliquer la plupart des anomalies de cours observées sur les marchés financiers depuis 1929. Le point de départ de la finance comportementale est le constat, qu’en pratique, les investisseurs ne sont justement pas toujours rationnels, ce que les expériences en neurosciences ont aussi contribué à valider.

Les économistes s’accordent désormais à dire que les investisseurs n’ont qu’une rationalité limitée. Cela signifie que leur capacité à être rationnels est plafonnée par les informations auxquelles ils ont accès, leur capacité cognitive à prendre une décision (et la complexité du choix de la décision à prendre), ainsi que le temps de réflexion qui leur est accordé. Face à de telles contraintes, nous avons tendance à prendre des raccourcis cognitifs. Ce champ disciplinaire concerne l’étude du fonctionnement du système nerveux depuis les aspects les plus élémentaires : moléculaires, cellulaires et synaptiques, qui portent sur les fonctions comportementales et cognitives. (Informations de recherche sur le site du CNRS).

 

Le rôle de la traduction visuel face à l’imagerie.

L’imagerie a aussi permis de valider l’idée que la prise de décisions financières repose le plus souvent sur la partie de l’émotionnel. La recherche confirme que les choix des individus sont influencés par les expériences passées et ainsi délimités. Le domaine des neurosciences est extrêmement complexe, mais riches de résultats. La recherche en imagerie confirme qu’il y a une envie de prendre des risques supplémentaires après une première série de profits et pertes.  On note une activité accrue dans les processus affectant l’humeur, et une réduction de l’activité liée aux processus influençant la délibération et la réflexion. Dans une autre expérience de Trujillo et de Knutson (Moving towards core mechanisms), il a été montré à un groupe de sujets, la photo d’un visage humain joyeux, craintif ou en colère. Ceux qui ont vu le visage joyeux se sont avérés avoir une tolérance au risque jusqu’à 30 % supérieure. Curieusement, les visages en colère ou craintifs ont incité les sujets à choisir « l’option sans danger ». Ce sont là des résultats étonnants qui suggèrent que notre état émotionnel peut avoir un impact considérable sur le processus décisionnel financier que la plupart d’entre nous n’auraient tendance à y croire.

Dans un grand nombre de situations réelles, nous ne connaissons pas les conséquences des choix que nous ne faisons pas, ce qui est probablement une bonne chose. Ce n’est pas le cas sur les marchés financiers, ces informations sont non seulement connues et prévisibles, et largement accessibles au grand publique.

Différents travaux effectués sur les sciences cognitives. 

Les sciences cognitives ont fait l'objet de nombreux travaux à travers les décennies.

Les travaux récents de l’équipe du Professeur Peter Bossaerts à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne ont permis de souligner les différences entre la manière dont le monde de la finance modélise le risque et la manière dont le cerveau lui-même appréhende les risques financiers. Lorsque le cerveau calcule les risques, il ne se contente pas d’apprendre de ses erreurs passées (comme, par exemple, le choix d’actifs peu rentables dans l’expérience précédente), son algorithme interne est également sensible à des événements rares, ceux que les modèles financiers omettent de prendre en compte. Prenons les événements soi-disant « imprévisibles » de la grande finance (la crise des subprimes par exemple). Ils sont en fait prévisibles, pour autant que des algorithmes adéquats, tenant compte en particulier d’une dynamique interne des émotions, soient utilisés. L’idée de Bossaerts est donc d’importer en finance le modèle implicite qu’utilise le cerveau dans son traitement des risques. Dans la finance comportementale, on part de l'hypothèse que les émotions gênent la prise de décision financière. La neuroéconomie, fonde sa démarche sur le refus de cette opposition entre émotion et rationalité. Pour la neuroéconomie, l'émotion peut être un élément constitutif de la rationalité.

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