Le cours du blé a grimpé de 20 % depuis la mi-juillet, sur Euronext, pour cause de sécheresse. Comment cette hausse va influencer le marché agricole?
le cours du blé

La sécheresse, cause de la flambée du cours du blé.

Cet été, la sécheresse et la canicule qui ont affecté l’Europe de Nord font flamber le cours du blé et des céréales, en général, sur les marchés mondiaux des matières premières agricoles.

En effet, le cours du blé a suivi la montée du mercure et son prix s’échauffe pour atteindre fin juillet, la barre des 200 euros la tonne, un plus haut depuis 2015.

Début aout, les cours du blé poursuivent leur ascension avec une hausse de 6% vendredi dernier. On a frôlé les 220 euros en cours de séance sur le marché européen Euronext. Un pic jamais atteint depuis avril 2014.

Les analystes estiment néanmoins ne pas craindre d'émeutes de la faim comme en 2007-2008 en raison de stocks "confortables".

En effet, on est encore loin du cours de 2010, ou les prix étaient montés aux alentours de 300 euros la tonne de blé, Ce qui rassure certains analystes quant à la possibilité d’émeutes de la faim, et d’une déstabilisation des gouvernements.

Une canicule qui touche la plupart des pays producteurs de blé à travers le globe.

La météo est évidemment la principale cause de cette montée des prix. Celle-ci a gêné la moisson mondiale de façon importante, générant une offre plus faible que celle espérée.

Nombreux sont les pays touchés par cette sècheresse en juin et juillet. Mais plus particulièrement on notera que l'Europe du nord, la Pologne, les pays baltes, la Suède et l'Allemagne, grands producteurs de céréales, ont été frappe de plein fouet par la montée des températures.

En Pologne a connu un pic de chaleur depuis 55 ans, provoquant des pertes considérables de sa production de blé

La Lettonie, quant à elle, avait même déclaré dès juin l'état de catastrophe agricole.

La Suède vit une sécheresse historique. L’estimation de la production de blé du pays se situe entre 1,7 et 1,9 million de tonnes contre 3,2 millions l'an passé, selon une coopérative suédoise citée par un cabinet d'analyse.

La France n’échappe pas à la règle. Le thermomètre augmente en même tant que l’inquiétude des agriculteurs. La canicule a affecté les grains, détruisant une part importante des récoltes. Selon Phillipe Pinta, président de l’Association générale des producteurs de blé (AGPB) : « On tablait sur une production de 38 à 40 millions de tonnes de blé, on l’estime aujourd’hui à 35 millions de tonnes ».

Mais les inquiétudes portent surtout sur l'Allemagne. Les prévisions de récolte de céréales, déjà en baisse par rapport à l'an passé, on était établi à 36 millions de tonnes au lieu des 41 prévues, selon le syndicat agricole allemand (DBV), soit une perte estimée à 7 millions de tonnes de blé.

La canicule a également eu des effets dévastateurs sur d’autres pays, notamment la Russie. En effet, du côté de la mer Noire, le service météorologique Russe confirme attendre une baisse de production de céréales allant jusqu’à 20% pour la Russie, pays devenu premier exportateur mondial de blé devant les Etats-Unis en 2017, selon le cabinet de courtage ODA.

Hors Europe, l'Australie affiche aussi un net déficit hydrique sur le sud-ouest du pays, estimant une récolte en blé en dessous des 20 millions de tonnes si le climat ne change pas rapidement, indique le cabinet Agritel. L'Australie avait produit 31,8 millions de tonnes en 2016 et 21,2 millions l'an passé.

Reste l'Afrique sub-saharienne, également victime de sécheresse provoquant une insécurité alimentaire, notamment dans la région du Sahel. Avec la montée des prix, les pays pauvres risquent de souffrir. Le gouvernement doit en en mesure de subventionner les denrées de base tel que le pain.

Des mesures mise en place suite à la hausse du cours du blé.

Grace à la hausse des cours du blé, sur Euronext, a été de 20 % depuis la mi-juillet, les céréaliers français retrouvent le moral.

"Si les prix montent, cela permettra à beaucoup de retrouver de l'oxygène", a déclaré le président de l'association des producteurs de blé AGPB Philippe Pinta.

Malgré ce regain d’optimisme des agriculteurs céréaliers français, qui avaient le moral en berne depuis plusieurs années, le principal syndicat français FNSEA a demandé vendredi des mesures d'aide pour les agriculteurs car "la sécheresse et les prévisions météorologiques ne permettent pas d'envisager un travail du sol, ni de réaliser des semis dans de bonnes conditions".

La Commission européenne a donc autorisé les Etats membres à aider financièrement les agriculteurs touchés. Ses aides vont se caractériser par :

Des avances de fonds : En effet, les agriculteurs pourront recevoir jusqu'à 70% de leur paiement direct et 85% des paiements dus au titre du développement rural dès octobre au lieu d'attendre décembre.

Des dérogations en matière d'écologie : en étant autorisés à utiliser les terres normalement mises en jachère pour produire du fourrage pour les animaux.

 

 

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